Thomas LEQUEUX Consulting

Accompagnement IA · Organisations humanitaires

Une gouvernance de l'IA fiable, fidèle aux principes humanitaires

J'accompagne les directions d'ONG qui veulent avancer sur l'IA en gardant la main : décider où elle sert votre mission, poser vos principes, écrire les règles qui encadrent son usage, choisir les outils adaptés, et former les équipes qui vont s'en servir. Avec un point fixe : chaque usage doit rester compatible avec la protection des personnes que vous servez.

01 · Le point de départ

L'IA est déjà dans votre organisation. Les règles, rarement.

Dans la plupart des organisations que je croise, des collègues utilisent déjà des outils d'IA : pour traduire, résumer un rapport, reformuler une proposition ou coder un questionnaire. Souvent avec un compte personnel, et sans règle écrite.

Le jour où quelqu'un s'en inquiète, deux réflexes se présentent. Interdire, et l'usage continue sur les téléphones personnels, hors de toute visibilité. Reprendre la politique d'une entreprise, et l'on obtient un document propre qui ne dit rien des données de bénéficiaires, du consentement en situation de crise ou de la redevabilité.

Une organisation humanitaire porte une contrainte que peu d'autres connaissent : les personnes dont elle traite les données n'ont aucun rapport de force. Elles ne choisissent pas le prestataire, ne lisent pas les conditions d'utilisation, et ignorent souvent qu'un traitement a lieu. Le principe Do No Harm s'applique aussi à vos outils numériques, et c'est à la direction de dire comment.

02 · Ce que je propose

Six chantiers, que l'on combine selon vos besoins

Niveau direction

Stratégie IA

Où l'IA peut servir votre mandat, où elle n'a pas sa place, et dans quel ordre avancer. Un travail avec la direction, qui part de vos programmes et de vos contraintes, pour arriver à des priorités que vous pouvez défendre devant votre conseil d'administration et vos bailleurs.

Le socle

Principes IA

Ce à quoi votre organisation tient quand elle utilise l'IA. Ces principes se construisent avec vous, à partir de votre mandat, des principes humanitaires et de vos engagements envers les communautés. Tout le reste en découle.

Le document de référence

Politique IA

Quelles données peuvent sortir de l'organisation, quels usages sont permis et à quelles conditions, quels outils sont autorisés, où la validation humaine est obligatoire, et qui tranche un cas imprévu. Un texte court, qui décide, écrit avec les équipes qui l'appliqueront.

Benchmark

Choix des outils

Outils commerciaux, fonctions d'IA déjà présentes dans vos logiciels, outils spécialisés du secteur ou solution interne : je compare les options au regard de vos données, de votre budget et de vos capacités, et je vous recommande ce qui convient à chaque usage.

Faire vivre les règles

Gouvernance IA

Une politique a besoin de quelqu'un pour la faire vivre. Je vous aide à poser qui décide, comment un nouvel outil est évalué avant d'être adopté, qu'il soit acheté ou développé en interne, et comment les règles sont revues à mesure que les usages évoluent.

Direction et équipes

Formation

Des sessions construites sur vos cas réels : ce que l'IA fait bien, ce qu'elle fait mal, et ce que votre politique permet. L'objectif est concret : que chacun sache quoi faire devant un outil, un fichier sensible et une échéance.

Accompagnement sur mesure

On part de ce qui existe chez vous

Peu d'organisations ont besoin de tous ces chantiers à la fois. Une politique déjà écrite peut manquer d'une gouvernance ; un projet d'IA déjà lancé peut gagner à un regard extérieur avant d'aller plus loin. Je construis la mission autour de ce qui presse, et de ce que vos équipes peuvent absorber.

03 · Du principe à la règle

Des principes d'abord, la politique ensuite

Une politique IA découle de principes, et ces principes appartiennent à votre organisation. Je les construis avec vous à partir de ce que vous portez déjà : votre mandat, les principes d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance, vos engagements de redevabilité et de protection. Une fois posés, ils servent aussi à trancher les cas que la politique n'a pas prévus.

  1. Les principesCe à quoi l'organisation tient face à l'IA. Quelques lignes, validées par la direction.
  2. La politiqueCe qui est permis, interdit ou soumis à conditions, et qui en décide.
  3. Les procéduresComment chaque équipe l'applique au quotidien, avec ses outils et ses cas concrets.

La politique elle-même est courte, et elle décide. Elle répond nommément à six questions. Quand l'une manque, c'est précisément sur celle-là qu'une équipe bute, le jour où elle ouvre le document pour savoir quoi faire.

QuestionCe que la politique doit dire
Les donnéesCe qui peut sortir de l'organisation, et ce qui ne le peut jamais. C'est la règle qu'un collègue retiendra sous pression.
Les usagesDécrits par métier. Traduire une note interne et présélectionner des ménages pour une distribution ne comportent pas le même risque.
Les outilsUne liste courte d'outils évalués, et une procédure pour en faire évaluer d'autres. Sans cette procédure, la liste est dépassée en quelques mois.
La validation humaineOù elle est obligatoire, qui la fait, et ce qu'elle engage.
La décisionUne personne nommée, et le chemin à suivre pour le cas que personne n'avait prévu.
L'information des personnesCe qui est dit aux communautés et aux partenaires sur l'usage de l'IA. C'est la partie la plus souvent oubliée.
04 · Le benchmark

Quel outil, pour quel usage ?

Une règle qui interdit sans proposer de solution pousse au contournement. Avant d'écrire la liste des outils autorisés, je compare donc ce qui s'offre à vous : les outils commerciaux grand public, les offres professionnelles de ces mêmes fournisseurs, les fonctions d'IA déjà intégrées aux logiciels que vous utilisez, les outils spécialisés du secteur, ou une solution interne hébergée sous votre contrôle.

Chaque option est regardée sur les mêmes critères :

CritèreLa question posée
Les donnéesQuelles données l'outil traitera, où elles sont hébergées, sous quel droit, et si elles servent à entraîner un modèle.
L'usageCe que l'outil fait bien pour vos métiers, et ce qu'il fait mal.
Le coûtLe coût réel à l'échelle de l'organisation, licences, formation et temps de gestion compris.
Le terrainLa qualité de connexion de vos bureaux, les langues de vos équipes, les appareils disponibles.
Les capacitésCe que vos équipes informatiques peuvent administrer et maintenir dans la durée.
La dépendanceCe que vous perdez si le fournisseur change ses conditions, ses prix ou s'arrête, et comment récupérer vos données.

Le résultat est une recommandation argumentée, usage par usage. Elle combine souvent plusieurs options. Si une solution que j'ai conçue entre dans la comparaison, je vous le signale, et elle est jugée sur les mêmes critères que les autres.

05 · La méthode

Comment je conduis une mission

L'ordre compte autant que le contenu. Une politique écrite avant d'avoir regardé les usages réels décrit une organisation imaginaire, et finit dans un dossier partagé que personne n'ouvre.

  1. Comprendre ce qui se fait déjàDes entretiens courts avec la direction et les équipes programme, suivi-évaluation, ressources humaines et finances. Pour obtenir une image honnête des usages, il faut garantir que personne ne sera sanctionné pour ce qu'il dit.
  2. Poser les principesAvec la direction, à partir des principes et des engagements de l'organisation.
  3. Classer les usages selon le risqueLe risque dépend du croisement entre la donnée traitée et la décision qui en découle. Chaque usage reçoit un niveau, et des obligations à la mesure de ce niveau.
  4. Comparer les solutionsLe benchmark des outils possibles, pour que la politique autorise des outils adaptés au lieu de simplement en interdire.
  5. Écrire les règles avec les équipesDes ateliers avec celles et ceux qui appliqueront la politique. Une règle qu'ils ont discutée, ils la défendent ensuite auprès de leurs collègues.
  6. FormerDes sessions courtes, par métier, sur les situations que vos équipes rencontrent vraiment.
  7. Organiser la revueQui met la politique à jour, à quel rythme, et sur quel signal. Les outils changent trop vite pour qu'un texte reste juste longtemps sans révision.
06 · Les références

Des cadres reconnus, une grille simple

Le travail s'appuie sur les textes qui font référence, pour que vos choix tiennent devant un bailleur, un auditeur ou un partenaire :

  • le règlement européen sur l'IA (AI Act), qui encadre déjà l'usage de l'IA par les organisations établies dans l'Union européenne ;
  • SAFE AI (Standards and Assurance Framework for Ethical AI in Humanitarian Action), le cadre du secteur, porté par le CDAC Network et l'Alan Turing Institute ;
  • le RGPD et vos obligations de protection des données, ainsi que les principes humanitaires et le Core Humanitarian Standard.

Pour appliquer ces cadres au quotidien, je les ramène à cinq exigences, que j'appelle TRUST. Elles servent à juger n'importe quel usage de l'IA, un outil acheté comme un projet développé en interne.

T
TransparenceOn sait expliquer comment un résultat a été produit, étape par étape.
R
FiabilitéAucun chiffre sans source vérifiable. L'IA est encadrée par des règles et des contrôles fixes.
U
UtilitéL'IA intervient là où elle apporte ce qu'un calcul classique ne sait pas faire, et nulle part ailleurs.
S
SupervisionUne personne relit, valide, et reste responsable de ce qui est diffusé.
T
ÉtanchéitéLes données restent sous le contrôle de l'organisation, et l'on sait où elles vont.

Le détail des cinq exigences, et la façon dont je les applique à mon propre outil, est sur la page TRUST.

07 · Pourquoi moi

Huit ans de terrain, et un outil IA en production

J'ai passé huit ans dans des organisations humanitaires, dans six pays : le suivi-évaluation en République démocratique du Congo, au Soudan et en Ukraine, la coordination d'un portefeuille de programmes en République centrafricaine, et aujourd'hui la coordination du développement et de la qualité au Burundi. Je connais les arbitrages d'une direction de mission, les attentes des bailleurs, et ce qu'une règle devient quand elle arrive sur le terrain.

En parallèle, j'ai conçu Opti', une plateforme de suivi-évaluation assistée par l'IA, utilisée par plus de 800 professionnels dans plus de dix pays. J'y applique les règles que je recommande : les chiffres des rapports sont calculés hors du modèle de langage, chaque document généré est relu avant diffusion, et les données les plus sensibles peuvent être traitées par OptIA, une IA privée qui ne passe par aucun fournisseur commercial. Je sais donc ce que ces principes demandent, en temps comme en choix techniques.

J'anime aussi des webinaires sur l'éthique de l'IA dans l'humanitaire, notamment avec le réseau MEAL Afrique.

8 ansdans le secteur humanitaire
6 paysd'intervention
7,5 M€de programmes coordonnés en Centrafrique
800+professionnels sur Opti'
08 · Pour commencer

Comment on démarre

  1. Un premier échange de 30 minutesGratuit et sans engagement. Vous me décrivez où en est votre organisation, et je vous dis franchement si je peux vous être utile.
  2. Une proposition écrite sous 48 heuresLe périmètre, la démarche et le calendrier, ajustés à ce que nous nous sommes dit.
  3. La missionSur la base de la proposition que vous avez validée.

Chaque mission se construit sur mesure : son périmètre dépend de la taille de votre organisation, de vos usages et de ce qui existe déjà.

Parlons de votre organisation

Trente minutes suffisent pour savoir par où commencer.